L’évolution démographique du Canada :
de la
Conquête à la Confédération (1763-1867).
Pour le
cours: Histoire du Canada, des origines à 1867.
Université du Québec en Outaouais
Automne 2009
Professeur : Michel Filion
Réalisé par
Alexandre Hoffarth
L’évolution
démographique du Canada de la Conquête à la Confédération (1763-1867).
Plan
du travail :
- Introduction (page 3)
- 1) La Prédominance Canadienne-Française lors de la Conquête (1763-1791) (pages 4-6)
- Paragraphe de transition (page 6)
- 2) La Prédominance Anglo-Saxonne, le reversement du rapport de force (1791-1867) (pages 6-10)
- Conclusion (page 11)
- Bibliographie et annexes (pages 12-16)
Benjamin
West : « La Mort du Général Wolfe (1770) » (wikipedia)
Introduction :
La
démographie est une science importante pour comprendre la formation des
sociétés et de leur système politico-économique. Dans le cas de la
Nouvelle-France, puis du Canada, les vagues d’immigrations ont contribué à
créer le pays dans lequel nous vivons aujourd’hui. Il est donc important de se
pencher sur cette problématique afin de mieux cibler le développement du Canada
pré-confédératif. Le but du travail est de mettre en valeur les aspects des
différentes populations qui ont immigrées en Nouvelle-France puis au Haut et
Bas-Canada sur une période d’un siècle, soit de 1763 à 1867. Les colonies
maritimes sont volontairement mises de coté pour permettre de faire ressortir
les deux territoires les plus développés d’un point de vue politique,
économique, culturel et démographique.
Dans
un premier temps, nous examinerons la population à prédominance
canadienne-française lors de la conquête britannique (1763) jusqu’à la fin de
l’Acte de Québec (1791). Nous regarderons comment cette population était
répartie et aussi sous quel régime politique elle vivait. Dans cette partie, le
développement économique sera volontairement moins présent afin de mieux
présenter la structure politique et des restes du régime français.
Dans
un second temps, nous étudierons l’arrivée des loyalistes provenant des Treize
Colonies et le bouleversement politico-social que cela a engendré. Dans la
première partie nous parlerons de la création du Haut et du Bas-Canada en 1791
suite aux demandes des loyalistes. Dans la seconde partie débutera en 1840 lors
de la fondation du Canada-Uni en réponse à la révolte des Patriotes et du
rapport Durham. Dans cette partie, nous resterons centrées principalement sur
la démographie et les bouleversements dus à l’immigration dans le Canada
pré-confédératif.
Pour
finir, nous conclurons sur l’importance de la démographie dans un pays comme le
Canada et la manière dont cela a façonné la société canadienne, en particulier
le rapport de force politique entre les deux grands groupes ethniques anglais
et français.
A-
La prédominance Canadienne-Française
lors de la Conquête (1763-1791)
La prédominance Canadienne-Française est la résultante de la
colonisation du territoire de la Nouvelle-France depuis sa redécouverte et
l’installation du site de Kebec (Québec) en 1608. Un siècle plus tard et selon
le livre de Jacques Mathieu intitulé « La Nouvelle-France : Les
Français en Amérique du Nord XVI-XVIIIème siècle », la population de la
Nouvelle-France passe de 14 000 habitants en 1700 à 55 000 en 1755 sur
un territoire immense couvrant une grande partie de continent Nord-Américain[1].
Toujours selon Mathieu, c’est grâce à une forte natalité de l’ordre de 55-60
pour mille[2],
ce qui est vraiment un chiffre impressionnant. Il était élevé pour diverses
raisons mais en particulier à cause de la mortalité infantile très importante
mais également grâce à de bonnes conditions de vie comparativement aux Français
de la métropole. Pour étayer ce chiffre, il faut le comparer avec le
recensement de 1739 où il y avait une population de 42 701 habitants[3].
Cela veut dire qu’entre 1739 et 1755, soit 16 ans, il y a eu une augmentation
de 28.1% de la population. L’immigration était cependant très faible et
« reste surtout masculine, jeune et assez rare »[4].
La colonisation de nouvelles terres se fait cependant de façon constante :
« La volonté d’assurer une terre à chaque famille prime. Chaque génération
d’enfants est appelée à devenir pionniers. Pour préserver l’intégrité des
terres, un enfant sur deux doit se tourner vers de nouvelles zones de
colonisation »[5].
Pendant la guerre de Sept Ans (1756-1763) opposants les grandes puissances
européennes, il n’y eut pas de recensement effectué, nous pouvons donc
envisager que lorsque la conquête britannique fut effective en 1763 lors de la
proclamation du régime militaire britannique sous la direction de Jeffrey
Amherst, il y avait environ 60 000 habitants dans ce qui était la
Nouvelle-France. L’autre type de population était bien évidemment les premiers
habitants de l’Amérique du Nord, soit les Amérindiens ; mais leur déclin
s’annonçait de par le fait que leur population se réduisait à cause des maladies
européennes et la perte de leur allié principal, la Nouvelle-France. Les
Amérindiens ont probablement connu une fin de leur "Histoire" à ce moment là.
Au
niveau politique et social, il existait en Nouvelle-France « 180 seigneuries,
dont 70 ont plus de 25 censives mises en valeur. Au total, près de 40 000
habitants se partagent 8 000 censives »[6].
Cela est sans compter les villes importantes, Québec, Trois-Rivières, Montréal,
qui forment le reste de la population urbaine avec d’autres établissements
moins populeux.
Politiquement
aussi, l’Acte de Québec de 1774 succéda à la Proclamation royale de 1763 qui
avait institué un gouvernement militaire. L’acte de 1774 avait pour but
principal d’empêcher la révolte des Canadiens-Français et de rejoindre le mécontentement
grandissant des Treize Colonies qui payaient de plus en plus de taxes pour
renflouer les caisses de l’Empire Britannique. Mais en fait, cet acte suscita
encore plus de ressentiment des « continentaux » américains par
rapport à la Métropole puisque le territoire fut agrandit en recréant une
Nouvelle-France allant de Terre-Neuve à la vallée de l’Ohio. De plus les
amérindiens reçurent des terres au-delà des Appalaches empêchant de ce fait
l’agrandissant des Treize Colonies. Cela fut une raison de plus pour la
proclamation d’Indépendance des États-Unis d’Amérique en 1776.
L’Acte
de Québec redonna aussi aux Canadiens-Français d’anciennes traditions comme le
Droit Civil de la coutume de Paris et le droit de se nommer un nouveau chef
religieux catholique ainsi que d’avoir des fonctionnaires dans la fonction
publique. Toutefois, le droit criminel anglais fut conservé jugé plus
« progressiste ». Un système de représentation fut mis en place, cela
était la première fois qu’en Nouvelle-France il y avait un système de
démocratie représentative[7].
En fait, ce parlement n’avait presque aucun pouvoir mais il donnait aux
Canadiens-Français les moyens de s’administrer. Le serment du test, qui était
une allégeance au Roi George III anglican, fut abolit et le droit seigneurial
fut restitué. Cependant, ce système économique féodal était déjà sur le déclin.
Le Royaume-Uni étant amorçait sa phase pré-industrielle ; Adam Smith
publiait en 1776 la « Recherche sur
la nature et les causes de la richesse des nations » qui influença
grandement le libéralisme économique du 19ème siècle. Gilles
Ritchott écrivait : « Les dernières années du XVIIIè siècle furent
marquées par une inflation, sinon galopante, du moins dérangeante. Les prix des
denrées, dont le blé, ont monté sensiblement à compter de 1770. Les rentes
foncières ont augmenté du simple au triple au cours de la décennie 1790. Un
rapport de causalité, entre ces hausses de prix et de rentes, semble avoir
existé »[8].
Souvent
dans l’Histoire, le déclin économique annonce un changement politique car de
nouvelles forces entrent en jeu et imposent leur vision de développement. Nous
verrons comment dans la deuxième partie, les anglo-saxons ont modifié le
rapport de force politique et économique tout en instaurant un nouvel ordre
social au détriment de la prédominance Canadienne-Française.
B-
La colonisation anglo-saxonne, le
renversement du rapport de force (1791-1867)
Dans cette partie nous verrons les changements profonds qui ont
été apportés par l’arrivée des Loyalistes des Treize Colonies. Mais tout
d’abord, nous devons définir ce que sont ces Loyalistes .Ce sont les américains
qui sont restés fidèles à l’Empire Britannique tout au long de la guerre
d’indépendance des Etats-Unis d’Amérique et de leur victoire en 1783. Lors de
la Guerre d’Indépendance des Treize Colonies (1776-1783), plusieurs milliers de
« Continentaux » ont servis dans l’armée britannique contre le nouvel
État des États-Unis d’Amérique. Christopher
Moore écrit: “In the interim, however, another concern about Upper Canada had
surfaced, one that focussed on the loyalists’ title to the lands on which they
would live. Governor Haldimand had favoured the settlement of the upper country
partly as a way to maintain distance and reduce friction between the loyalists
and the French Canadiens but all of
Upper and Lower Canada remained part of the one colony of Quebec, and British
rule had reaffirmed that the seigneurial tenure that had been the basis of
landholding in New France would remain the law of the land. Landlord and tenant
relationships were hardly unfamiliar to the loyalists in Canada: the Johnsons,
the Butlers, and many other loyalist leaders had managed great estates in the
Mohawk Valley, and most of the men who followed them to Canada had, like the Farringtons,
been their tenants. Britain’s promises to the American loyalists, however,
entitled each of them to land his own, and this legal contradiction had forced
Haldimand to work out a compromise. There would be seigneuries in the upper
country, he decided, but no landlords. Or, rather, the king would be loyalist’s
landlord, creating a symbolic tenancy to the Crown that would preserve the
forms of Canadian law without restricting any loyalist’s use of his land”[9]. En fait, le territoire institué par l’Acte de Québec
de 1774 fut morcelé en deux lors de l’arrivée des Loyalistes vers 1784.
Politiquement, aucun traité ne stipulait officiellement cet état de fait, mais
les Loyalistes furent installés dans l’actuel Ontario dans le but de préserver
la paix sociale. Une bonne définition de ce qu’étaient les loyalistes du Haut-Canada
est donnée par un clerc : “We are poor, happy people, industrious beyond
example” selon le Révérend Stuart[10],
un colon loyaliste.
Une première étape dans la séparation du Haut et du
Bas-Canada fut demandée en 1785 par Archibal MacDonell, un ex-officier
britannique ayant servi contre les États-Uniens : “In 1785 Archibald
MacDonell had been one of a group of ex-officers who petitioned the Government
of Quebec to make the Upper Canadian townships self-governing and to abolish
the curious technicalities of landholding that the rule of seigneurial tenure
required. It was a petition that seemed democratic in philosophy and American
in origin, but the influence of men like MacDonell throughout Upper Canada
ensured that should the new settlements take charge of their own affairs, these
men would be the ones to control any new levers of power that were created”[11].
Les
Loyalistes sont donc à l’origine de l’Acte Constitutionnel de 1791 qui instaura
la création du Haut et du Bas-Canada[12]. Cette
pressante demande de réformes des institutions coloniales fut demandée car un
malaise profond existait entre les loyalistes et les canadiens français.
C’était principalement une différence de culture politique, les canadiens
français ayant gardés leur institution pyramidale et autoritaire issue du
système seigneurial de la gestion de la vie en société. Pour ne pas créer des
tensions entre les deux colonies, il fut décidé de modifier l’Acte de Québec de
1774 pour créer l’Acte Constitutionnel de 1791. Le système seigneurial étant
considéré par les loyalistes de l’Empire-Uni comme un reliquat du féodalisme le
plus primaire : “In 1791 the sheer size of Upper Canadian population
brought about the fulfilment of the first settlers’ desire to be separated from
Lower Canada. That year a revision
of the colonial constitution created Upper Canada as a colony in its own right.
The new Lieutenant-Governor of Upper Canada, John Grave Simcoe, was not a
loyalist but a British officer”[13]. Toutefois, la représentation n’était pas équitable
puisque 42 députés représentaient une population d’au moins 100 000
personnes au Bas-Canada et 42 députés représentaient 15 000 au Haut-Canada[14]. Le
privilège du vainqueur pourrait on dire.
Cependant, les nouveaux loyalistes qui viennent
s’installer dans le Haut-Canada ne sont pas forcément pro-britannique, ils sont
attirés par les avantages que procurent la colonisation dans ce nouvel espace
de la même culture que la leur. “Many of the
newcomers to Upper Canada had no strong loyalist or anti-loyalist sentiments.
They were attracted simply by the settlement prospects of Upper Canada”[15]. Nous pouvons aussi spéculer sur le fait que ces colons
États-Uniens s’y installent car la ruée vers l’Ouest est plus difficile, ou
trop éloignée, pour garantir la sécurité de la colonisation.
En majorité, environ 30 000, les loyalistes
américains s’installent dans les provinces maritimes entre 1783 et 1812. Mais
c’est le conflit entre le Haut et le Bas-Canada et les États-Unis d’Amérique
(1812-1814) qui sonne le glas de la colonisation américaine des provinces du
Canada. Ce conflit a indirectement influé sur les trois peuples du Haut-Canada,
du Bas-Canada et surtout des États-Unis pour fortifier le terme même de nation.
Les États-Uniens devenant de ce fait un peuple différent de leurs anciens
frères du Haut-Canada. La provenance des nouveaux arrivants changea dans les
Canada puisque c’est l’immigration des Iles britanniques qui prit la relève
comme en témoigne ce passage de Gilles Ritchott: « Une immigration
britannique, concurrentielle à l’américaine, était alors enclenchée. Des
Écossais étaient invités à élire domicile au Canada et des Irlandais
commençaient à affluer. (…) La composition sociale de ces arrivants
britanniques était fluide. Il n’y avait pas que des Irlandais catholiques
pauvres et des marchands écossais qui les avaient prolétarisés avant même leur
départ des Iles Britanniques. Des colons sédentaires écossais et des
protestants irlandais faisaient également partis des recrues. Ces Écossais et
Ulstériens prenaient les places que les Américains avaient délaissées à l’ouest
de Montréal, de Lachute à Valleyfield et Huntingdon »[16].
Selon le même auteur, de 1815 à 1850 sont arrivés des
dizaines de milliers de migrants provenant de l’Irlande ou de l’Écosse qui
s’installèrent dans ce qu’on a appelé les Cantons de l’Est afin de contenir les
Canadiens-Français et leur forte natalité sur les berges du Saint-Laurent. Cela
compensait aussi les retours des américains aux États-Unis. « En 1850, le
bilan de la colonisation anglophone était sérieux. Environ 400 000
personnes élurent domicile dans le Haut-Canada. Près de 200 000 choisirent
le Bas »[17].
De plus, les colons Irlandais se francisèrent et étaient catholiques tout comme
les canadiens-français, ce qui s’avéra dérangeant pour les Britanniques.
Toutefois, malgré cet apport démographique, le Haut-Canada croit plus
rapidement que le Bas-Canada.
Cela a beaucoup de répercussions politiques car de
nombreux changements ont été opérés au détriment des Canadiens-Français, du
fait que leur démographie ne leur permet plus de prétendre au rôle de leader
politique lors de la proclamation de la Confédération en 1867. En 1825, il y
avait au Bas-Canada-Québec 479 000 personnes et au Haut-Canada-Ontario
158 000. En 1831, 553 000 habitants pour le premier et 237 000
pour le second. Mais en 1861, on comptait 1 112 000 habitants pour le
Bas-Canada et 1 396 000 pour le Haut-Canada. Lors de la révolte des
Patriotes de 1837-1838, la bourgeoisie libérale Canadienne-Française perdit sa
prédominance socio-économique et ses revendications nationalistes héritées du
républicanisme français. En 1839, le Rapport Durham rédigé par Lord Durham un Britannique,
préconisait l’assimilation de tous les Canadiens-Français tant au niveau
culturel que linguistique afin d’en faire de parfaits citoyens de l’Empire. Il
propose donc la création d’un État commun du Haut et du Bas-Canada, ce qui
donnera naissance en 1867 à la Confédération[18].
Mais avant cela, le Canada-Uni fut proclamé en 1840 fusionnant le Haut et le
Bas-Canada pour former un État sous contrôle anglo-saxon[19].
Cela fut accentué par la « grande hémorragie » de Canadiens-Français
qui émigrent aux États-Unis pour fuir la surpopulation et la répartition
inéquitable des terres au Bas-Canada. De 1840 à 1860, ce sont près de
200 000 personnes qui s’installent dans le New-Hampshire, le Maine ou le
Vermont pour trouver du travail. Les descendants de ces migrants seraient
aujourd’hui près de 7 millions aux États-Unis.
C’est aussi à cette période du Canada-Uni (1840-1867) que
le développement économique s’accentua en adoptant une politique de
libre-échange des produits. Le Canada-Uni exporte de nombreuses matières
premières à destination du monde entier et non plus au seul marché de l’Empire.
Les principales au début du 19ème siècle sont l’agriculture et le
bois, qui avait déjà été stratégique dès 1806 lorsque la Suède ne pouvait plus
exporter son bois pour le Royaume-Uni à cause du Blocus Continental érigé par
Napoléon 1er. L’essor continua toujours avec ces produits, mais
s’ajouta aussi des biens manufacturés produits dans les usines[20]. En 1854 est signé le Traité de réciprocité
avec les États-Unis qui proclame le libre-marché entre les deux pays. De ce
fait, l’infrastructure se développe aussi avec la création de lignes de chemin
de fer financées par le Royaume-Uni comme celle reliant Windsor, centre
industriel, aux Maritimes, ports d’exportation.
Conclusion
L’étude de la démographie au Canada n’est
pas seulement la compréhension aujourd’hui de la faiblesse de la population,
mais aussi de ses cultures disparates et contradictoires françaises et
britanniques. Dans le temps, ces deux cultures ont ethniquement été modifiées
par l’afflux de migrants originaires d’autres pays européens ou des États-Unis
aux croyances et aux valeurs différentes, des Irlandais, des Écossais, des
Allemands et des Américains. Cela s’en est beaucoup ressenti dans le Bas-Canada
(Québec) où le folklore a conservé des traces notables de l’apport Irlandais,
dans les chants et les coutumes des Québécois. La démographie forme aussi le
système politique et économique d’un État mais également les rapports de force
à l’interne comme nous l’avons vu avec une répartition politique favorable aux
anglo-saxons. Au niveau économique, ce sont les idées libérales anglo-saxonnes
qui ont dominées et remplacées le système seigneurial de la Nouvelle-France. Mais
plus encore, un changement démographique aborde d’une nouvelle manière les
orientations économiques d’un pays et également la pensée. La démographie est
donc une donnée importante pour la répartition du pouvoir politique, il n’y a
qu’à regarder le Québec et le reste du Canada aujourd’hui. C’est presque une
lutte des classes appliquée à la nation. Mais plus encore, elle détermine aussi
les positions sociales entre les individus sur un même territoire, au 19ème
siècle et surtout après la défaite des Patriotes, la bourgeoisie était
principalement anglo-saxonne et non Canadienne-Française. En fait la
démographie influe sur tous les domaines de la vie en société. La prédominance
d’un peuple sur un autre impose de nouvelles façons d’aborder les questions les
plus importantes et les orientations qu’un État va prendre. Mais cela crée des
tensions lorsqu’un peuple est soumis à un autre et nous le voyons aujourd’hui avec les Québécois et les Canadiens.
Pour conclure, le Canada s’est peuplé lentement par
rapport à son grand voisin du sud, les États-Unis. Moins attractif ? Pas
vraiment comme nous l’avons vu. Mais le Canada est un assemblage de peuples (amérindiens,
français, anglais) et l’État Canadien aujourd’hui est une création plus ou
moins légitime d’un point de vu historique. Toutefois, le Canada est le symbole
de l’émergence et la chute de plusieurs nations : les Amérindiens de la
nuit des temps au 18ème siècle, les Français avec leur empire du 16ème
siècle à la fin du 18ème début du 19ème et le Royaume-Uni
de la fin du 18ème à 1945. Étrange coïncidence qu’un
« petit » pays comme le Canada ai vu autant de bouleversements
à l'échelle mondiale.
Bibliographie
et annexes :
Les
notes de cours : Histoire du Canada des origines à 1867.
Monographies :
-
Mathieu,
Jacques (2007) : « La Nouvelle-France : Les Français en Amérique
du Nord XVI-XVIIIe siècle », Les Presses de l’Université Laval, Québec.
ISBN : 2-7637-7649-3.
-
Moore,
Christopher (1994 pour la présente édition) : « The Loyalists :
Revolution, Exile, Settlement », McClelland and Stewart Inc., Canada.
ISBN: 0-7710-6093-9.
-
Ritchott,
Gilles (1999 pour la présente édition) : « Québec, forme
d’établissement. Étude de géographie régionale structurale », L’Harmattan,
France. ISBN : 2-7384-8101-9.
Sites
internet :
(Drapeau
du Canada en 1867)
Annexe
1
Annexe 2
Annexe 3
Annexe 4
Annexe 5
Annexe 6
[2] « Chapitre 8 : 3. Le Peuplement » page 156 in « La Nouvelle-France : Les Français en
Amérique du Nord XVI-XVIIIème siècle » de Jacques Mathieu (2007) ISBN
2-7677-7649-3. PUL
[3] Site de l’encyclopédie canadienne : http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCETimelineBrowse&Params=F3CAT7
[4] « Chapitre 8 : 3. Le Peuplement » page 156 in « La Nouvelle-France : Les Français en
Amérique du Nord XVI-XVIIIème siècle » de Jacques Mathieu (2007) ISBN
2-7677-7649-3. PUL
[6] « Chapitre 8 : 2. Les colonies de la Nouvelle-France »
page 153 in « La Nouvelle-France :
Les Français en Amérique du Nord XVI-XVIIIème siècle » de Jacques Mathieu
(2007) ISBN 2-7677-7649-3. PUL
[7] Voir annexe 2
[8] « Chapitre 17 : La dégénérescence du système
seigneurial » page 273 in : « Québec, forme d’établissement.
Étude de géographie régionale structurale » de Gilles Ritchott (1999).
ISBN2-7384-8101-9. L’Harmattan.
[9] « Samuel Farrington’s Upper
Canada » page 229 in « The Loyalist: Revolution, Exile,
Settlement » de Christopher Moore (1994) ISBN 0-7710-6093-9. McClelland and Stewart Inc.
[16] « Chapitre 18 : La cassure » page 288
in : « Québec, forme d’établissement. Étude de géographie
régionale structurale » de Gilles Ritchott (1999). ISBN2-7384-8101-9.
L’Harmattan.
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