Pourquoi des personnes très instruites croient-elles aux phénomènes paranormaux ?
Professeur :
Yao Assogba
Hiver
2007
Réalisé par Alexandre Hoffarth
Pourquoi des
gens très instruites croient-elles aux phénomènes paranormaux ?
Plan de l'exposé :
I)
Introduction
II)
Position de la
problématique et théories
III)
Méthodologie
et analyse du problème
IV)
Conclusion
V)
Bibliographie
I)
Introduction :
La question du
« Pourquoi des gens très instruits croient-ils aux phénomènes
paranormaux » tend à définir de savoir pourquoi les gens ayant reçus une
instruction dite élevée seraient plus enclins à croire aux OVNI. Donc par
conséquent nous devons étudier si l’éducation donnée rend la croyance aux
phénomènes paranormaux plus compatibles avec les classes sociales supérieures.
L’objet d’étude portera donc sur l’origine de la croyance au paranormal et
nus mettrons en avant les faits et les théories concernant ces phénomènes qui
sont présents dans nos sociétés.
Dans un premier temps nous poserons le problème et le contexte social qui
l’entoure pour ensuite s’avancer à éméttre les théories existantes, en
particuliers celles de Raymond Boudon sur les croyances collectives. De plus
verrons les effets de ces phénomènes sur les classes sociales en particulier
l’éducation.
Dans un second temps nous développerons et essaierons de répondre à la
question en apportant des statistiques sur le sujet et la relation entre les
classes sociales, leur instruction et le niveau de croyance au paranormal.
Pour terminer nous conclurons en faisant un rappel sur ce que nous
démontrés et expliqués dans le travail ci-présent.
II)
Position du problème et théories
La question
de recherche porte sur le fait qu’il existerait une relation entre les
croyances et le niveau d’instruction. Dans notre société, on délimite ce qui à
attrait au monde magique du monde réel. Pour cela on a historiquement séparé le
profane du sacré pour rendre le monde plus « scientifique » donc plus
rationnel.
Les
phénomènes paranormaux sont présents autour de nous du moment que la science,
objective, n’a pas trouvée d’explication aux faits comme on le voit avec les
OVNI. Dans ce ce cas là, il existe tout de même des services spécialisés dans
l’étude de ces phénomènes inexpliqués comme le GEIPAN (Le groupe
d'études et d'informations sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés).
Le phénomène
social du paranormal et en particulier des OVNI est très pertinent quand on
sait qu’une économie autour de la voyances existe et le nombre des
consultations est même de l’affaire des politiciens !
Pour ce qui
est des OVNI, il n’y a pas que les « farfelus » ou les rêveurs qui
essaient de comprendre, mais également des scientifiques pris au sérieux ou
non, qui s’appuient sur des méthodes scientifique afin de prover l’existence de
phénomènes spatiaux et la présence même d’être venant d’ailleurs. Le sujet est
d’autant plus d’actualité quand on regarde le nombre de missions spatiales qui
sont en préparation et la conquête de l’espace, la nouvelle frontière de
l’humanité.
Pour essayer de répondre au problème posé, nous nous appuierons sur les
théories sociologiques existantes et nous préciserons comment les théories de
Raymond Boudon, concernant l’individualisme méthodologique, peuvent s’appliquer
aux croyances collectives. Nous allons voir aussi comment celles-ci
transcendent les catégories sociales et le niveau d’instruction des citoyens
Seulement il est difficile de s’appuyer sur démarche purement scientifique
puisque la question du sujet est déjà spaculative et le sujet du paranormal peu
pris au sérieux par la communauté scientifique.
L’individualisme méthodologique
Tout d’abord pour
présenter l’individualisme méthodologique, nous devons faire une rétrospective
sur ce terme.
Cet individualisme dit méthodologique
prend racine dans une perspective de sociologie libérale et une logique
positiviste portée par Raymond Boudon, s’opposant au déterminisme de Pierre
Bourdieu qui défini l’individu comme un résultat des structures sociales. Pour
Boudon, l’individu est le maillon du phénomène social en général. Il est complexe
car il s’adonne à ses volontés propres, mais rationnelles, et interragit avec
les autres individus. L’individualisme méthodologique permet une meilleure
mobilité qui ne condamne pas les individus à rester dans une certaine atonie
sociale.
Si nous partons donc de ce principe, pour
expliquer un phénomène social quelqu’il soit, il est indispensable de
rechercher les motivations des individus concernés par le phénomène. Pour cela
il faut appréhender la question suivante : « pourquoi des gens très
instruits croient-ils aux phénomènes paranormaux ? », comme une
résultante de l’agrégation des différentes actions individuelles rationnelles.
On analyse donc le phénomène social ici
présent de manière à comprendre pourquoi, l’instruction plus élevée d’un individu,
serait une barrière à la croyance de ce phénomène. Le but étant de trouver
quelle est la finalité de ce comportement, l’intention sous-jacente, le plaisir
que cela procure de croire.
Nous devons donc mettre deux principes en
avant pour comprendre la démarche de notre questionnement.
Tout d’abord nous représentons et
considérons que le phénomène, ici le paranormal, est les résultats des actions,
des habitudes et des croyances de chaque individu.
Puis d’expliquer le paranormal et sa
croyance en retrouvant le sens des comportements de chacun, les sources du
pourquoi y croire, et surtout la rationnalité que cela comporte.
Cela veut dire que l’acteur social est
rationnel. Il a de bonnes raisons d’agir comme cela et de croire à ceci. Nous
devons donc trouver les raisons de ce comportement et le contexte donné. Nous
pouvons aussi ajouter une dimension psychologique pour expliquer ce phénomène
rationnel.
Les personnes sujettes aux croyances du
paranormal sont soumises à deux paradigmes, les croyances rationnelles et les
croyances sentimentales (1). Les premiers se basent sur des observations
réalistes de type scientifique. Les secondes ont des origines émotionnelles. La
puissance des émotions peuvent faire un barrage au rationnel, au réel. Ces
croyances s’inscrivent dans une durée plus ou moins longue et efficiente.
Cependant si nous nous attachons à la
rationnalité de l’acteur comme le fit R. Boudon, nous devons nous pencher sur
trois types de rationnalités particulièrement interessantes pour la suite du
travail.
La première est la rationnalité
axiologique qui concerne les valeurs et les bonnes raisons que l’acteur avait
de se comporter ainsi face aux événements. Nous pouvons donner l’exemple des
kamikazes japonais pendant la seconde guerre mondiale. Ces « guerriers »
avaient de bonnes raisons de vouloir se suicider pour un objectif militaire car
l’honneur était en jeu.
La seconde rationnalité est la
traditionnelle. L’acteur avait lui aussi de bonnes raisons d’adopter un tel
comportement puisque il s’est toujours comporter de cette manière. C’est la
tradition. En exemple nous pouvons donner les croyances religieuses qui se
répètent sans évoluer en restant gravées dans la tradition.
La dernière est la rationnalité cognitive.
Elle s’appuie sur les théories scientifiques ou magiques, vraies ou fausses, de
l’acteur. Nous avons l’exemple du sourcier qui cherche à savoir si la pluie va
tomber ou le scientifique qui cherche à prouver sa théorie concernant un
phénomène astrophysique.
L’individualisme méthodologique permet
donc de définir notre base de recherche concernant cette question du
paranormal. Nous avançons donc sur ce terrain en utilisant le postulat de
rationnalité définit par R. Boudon.
De
plus, afin d’expliquer la popularité des croyances collectives surtout par
rapport aux phénomènes paranormaux, nous nous appuierons sur le discours de
Raymond Boudon lors d’une conférence donnée en 2003 sur le thème des croyances,
ainsi que sur la matière vue en cours et des éléments de culture générale.
Pour Boudon, il faut retourner dans le
passé de la sociologie moderne et de ses pères fondateurs que sont Emile
Durkheim en France et Max Weber en Allemagne, pour comprendre les fondements de
la croyance collective.
Dans l’analyse de Durkeim nous devons nous
plonger dans la croyance magique pour expliquer la croyance. Celle-ci s’appuie
sur la ruralité de la société et aux premiers âge de la civilisation. Le
savoir-faire agraire prédomine sur le quotidien des individus. Les expériences
menées par les sorciers et autre magiciens de l’époque se basent sur des
principes du biologie construite par la religion. Mais l’efficacité des
techniques ou plutôt des formules magiques sont limitées et n’excèdent pas 50%
de taux de réussite. De plus les données analytiques de l’époque ne sont pas
d’une rigueur scientifique par le fait que des instruments de mesures
n’existent pas et les expériences sont réalisées dans des lieux propices à la
réussite pour augmenter le pouvoir magique et la force des Dieux… Mais depuis
nous avons changé notre perception et « désenchanté notre monde ».
Cependant les expériences sont pour
l’individu moyen de l’époque, d’une crédibilité à toute épreuve. On peut donc en conclure que la croyance
supplante la théorie scientifique parce que la tradition avec le temps s’est
imposée comme unique voix. On peut prendre l’exemple très célèbre de la Terre
du temps où l’on était persuadé qu’elle était plate, parce que la religion
catholique avait dit que c’était comme ca et pas autrement. Les sceptiques de
cette théorie devait se taire sous peine de répression sociale.
Donc si une théorie scientifique est
contredite on ne cherche pas à savoir quel est le point déficient. On attend
que la théorie devienne compatible avec les données établis lors de sa
publication. Pour expliquer la théorie on a donc recours à des auxiliaires pour
la confirmer. C’est ce que Durkeim appelle la « ruse de la nature »,
une explication qui nous semble naturelle mais qui est en fait fausse ou
incomplète. On appelle également cela une corrélation fallacieuse en
statistiques sociales. Dans ce cas nous pouvons donc affirmer que l’esprit du
magicien qui soigne ses patients avec des queues de rats est semblable à celui
d’un scientifique qui décode des gènes et teste de nouveaux médicaments dont il
ne connaît les effets.
Dans cette logique nous pouvons donc nous
poser la question de savoir si des gens instruits ont tort de croire au
paranormal ?
III)
Méthodologie et analyse du problème
Dans
cette partie nous mettons en avant les documents qui nous permettent de
d’argumenter dans le sens des théories en vigueur que nous avon sprésentées
plus haut.
Pour cela, dans un premier temps nous
analyserons un tableau statistique pour essayer de déterminer si le facteur de
l’instruction détermine les croyances au paranormal. Nous utilisons donc dans
ce premier point une analyse empirique basée sur des données statistiques.
En seconde partie nous prendrons en compte
le contexte économique et social qui pourrait expliquer pourquoi des gens très
instruits y croient.
Au troisième point nous mettrons en avant
les autres théories sur lesquelles la population peut s’appuyer ainsi que les
sceptiques en limitant notre recherche sur le cas des OVNI.
Tableau
statistique
Paranormal/CSP
|
Agriculteurs
|
Ouvriers
|
Petits commerçants
|
Cadres moyens
|
Cadres supérieurs
|
Sourciers
|
76
|
50
|
51
|
57
|
59
|
Guérisons
|
44
|
41
|
50
|
48
|
37
|
Radiéthésie
|
49
|
36
|
37
|
41
|
41
|
Télépathie
|
22
|
33
|
42
|
49
|
54
|
Astrologie
|
29
|
36
|
46
|
49
|
45
|
OVNI
|
24
|
31
|
34
|
42
|
37
|
Horoscopes
|
20
|
27
|
29
|
29
|
30
|
Cartomancie
|
10
|
23
|
18
|
23
|
20
|
Sorcellerie
|
19
|
19
|
19
|
22
|
23
|
Tables tournantes
|
9
|
14
|
16
|
23
|
22
|
Fantômes
|
2
|
5
|
3
|
6
|
6
|
(Source SOFRES 1981, auprès d'un
échantillon national représentatif de la population française et composé de
2350 personnes âgées de 15 ans et plus.)
Ce tableau statistique nous révèle plusieurs
indices pour l’exposé ci-présent. Tout d’abord nous pouvons voir que la
catégorie sociale, qui normalement est en relation avec l’instruction dispensée
au plus jeune âge, est en désaccord avec le principe qu’elle influe sur la
croyances en divers catégories du paranormal.
Nous avons vu que plus la société s’élève
scientifiquement plus les croyances populaires doivent se réduire jusqu’à
disparition. Alors comment expliquer que pour un peu moins de la moitié des
cadres moyens et supérieurs, ainsi que les petits commerçants , la croyance aux
OVNI et à l’astrologie est aussi populaire pour ces CSP contrairement aux
agriculteurs et ouvriers ?
Cependant si nous considérons que le
paranormal doit devenir quelque chose de pratique, alors oui, la catégorie des
agriculteurs dans la case « sourciers » va devenir majoritaire en
constituant les trois quarts de l’effectif.
Parce que le sourciers est utile pour
trouver de l’eau ou prévoir quand la pluie tombera. L’agriculteur en a besoin
pour les champs car l’eau est vitale pour sa survie économique. En faisant un
peu d’humour nous voyons également que le sourcier est important pour le cadre
supérieur, on ne sait jamais il peut trouver du pétrole..
Nous voyons donc que l’instruction ne
détermine pas la croyance au paranormal, au contraire ! Si on examine bien
le comportement des acteurs nous nous appercevons que plus l’instruction et la
position sociale est élevée, plus ces gens ont tendances à croire au
paranormal. Mais pourquoi cela ? Peut être est-ce dû au contexte
économique et social qui révèle un bilan contrasté. Néanmoins les faits
démontrent que l’hypothèse de savoir si l’instruction influe sur la croyance au
paranormal est compromise.
Le contexte économique et social
Pour apporter des éléments de réponse on
doit se pencher brièvement sur le contexte économique et social qui peut
influer sur la perception et la psychologie des individus concernant les
croyances.
Nous savons tous que le contexte
économique dans les pays de l’OCDE est instable et que les citoyens actifs
vivent de plus en plus dans l’insécurité économique. La précarité économique
s’installe et la peur de l’avenir est devenue inconsciente.
Au niveau social, la société est de plus
en plus exigeante sur les individus qui n’ont d’autres recours de se tourner
vers ce qu’il y a de plus fondamental et primaire à une civilisation, c’est à
dire la croyance religieuse et le monde magique. Combien d’adolescents se
perdent dans l’imaginaire fantastique pour oublier leur vie actuelle ?
C’est aussi la source des extrêmismes à
plus grande échelle, comme l’islamisation et le fanatisme qui en découle ou le
terrorisme en Irlande du Nord. Mais dans cette logique il convient de croire
que le monde de la magie celui des forces surnaturelles est celui de la fuite et
de l’espoir que le monde et surtout la vie des individus n’est pas déterminée.
La rationnalité axiologique et cognitive
est donc soumise à la rationalité traditionnelle dans cette perspective, parce
que les individus se replient sur les croyances d’antan, sur l’inexplicable
pour survivre dans le monde de l’explicable. C’est à dire garder un coté
sceptique sur les valeurs et les théories scientifiques, comme nous le voyons
actuellement avec le débat sur le créationnisme contre darwinisme aux
Etats-Unis.
Le niveau d’instruction ne peut donc
répondre efficacement aux attentes et à la psychologie de l’individu. La
culture et l’environnement qui nous entoure peut cependant influencer la
croyance au paranormal et se référer au passé pour comprendre le présent est
une attitude que l’on retrouve couremment.
Le contexte économique et social renvoie
donc à une rationnalité qui mêle axiologisme, cognitivisme et la tradition.
Des théories attirantes
Concernant les OVNI, ils existent
plusieurs thérories (que nous énumérerons rapidement) et qui peuvent séduire
ceux qui dans leurs esprits ont gardés un certain enchantement et quelque soit
leur niveau d’instruction.
Les OVNI sont apparus de manière intensive
lors de la seconde guerre mondiale, c’est ce qu’on a appelé les « foo
fighters », considérés à l’époque comme des armes secrètes allemandes.
Mais on retrouve plusieurs traces de « preuves » historique de leurs
passages dans l’Histoire. Cela peut aller des fresques aux témoignages.
Comme le décrit Erich Von Daniken dans son
livre majeur « présence des extra-terrestres » publié en 1972.
Depuis nous avons eu aussi les histoires
des récits de Roswell que tout le monde connaît. Mais le plus interessant est
le phénomène culturel que cela a engendré. Nous voyons dans les années 1950 la
prolifération de nombreuses sectes, qui avaient pour but de délivrer le message
des Orthon et autres Aethérius (des races extra-terestres) sur les dangers de
développement nucléaire. Donc à l’époque où la tension entre les deux blocs étaient
la dangereuse.
Encore plus frappant, aujourd’hui Raël et
ses disciples (installés dans notre belle contrée du Québec car indésirables en
France), fondent leur argumentation sur les manipulations génétiques que les
Elohim auraient effectués pour améliorer la race humaine. C’est la théorie des
cosmonautes du passé.
Nous remarquons donc que le discours de
ces sectes s’adapte en fonction de l’actualité, hier c’était l’arsenal
nucléaire, aujourd’hui les manipulations génétiques et les dérives eugénistes.
Nous en déduisons donc que les théories
sur les extra-terestres s’appuient sur la science d’aujourd’hui ou actuelle à
la théorie pour se crédibiliser. Nous retrouvons donc l’hypothèse de Boudon
selon laquelle la pensée logique du magicien (ici le gourou) est équivalente à
la pensée du chercheur. C’est pour cela qu’elles séduisent même les plus
instruits d’entre nous.
Le modèle sociopsychologique
Pour contrer les « dérives
sociales » concernant le phénomène OVNI il existe deux mouvements visant à
relativiser et surtout utiliser un esprit critique et non une pseudo-science
comme l’ufologie. Ces deux mouvements se nomment pour les anglophones le mouvement
des sceptiques et pour les francophones le modèle
sociopsychologique.
Ils partent du postulat que le phénomène
OVNI n’est pas le fait d’une présence des extra-terrestres mais le fait que des personnes ont apperçus
quelque chose qu’ils ne peuvent expliquer ou identifier.
Les auteurs connus du modèle
sociopsychologique sont Jean-Bruno Renard et Michel Monnerie. Deux sociologues
qui étudient le phénomène OVNI et attaquent l’ufologie en remettant en cause le
fondement scientifique de cette étude.
Pour expliquer les erreurs de certains
témoins de phénomènes OVNI, on démontre par ce modèle que l’oservation que l’on
a pu être victime d’une illusion, d’hallucination, de faux souvenirs ou de
phénomènes naturels rares.
On essaie donc d’introduire dans l’étude
de cas une dose de scientificité pour démonter les faits présentés.
On en revient donc la ruse de la nature
d’Emile Durkheim qui nous fait croire à des phénomènes existant ou non mais qui
sont altérés par la vision que l’on a pu s’en faire.
Une approche plus scientifique
Pour prouver l’intérêt de plus en plus
grande de la communauté scientifique à l’égard des phénomènes paranormaux, nous
pouvons nous appuyer sur un article publié en 1996 dans le Times concernant les
statistiques et le parapsychique.
De cela un titualire du prix Nobel de
physique, Brian Josephson, dirige depuis l’université de Cambridge, un projet d’unification
de la matière et de l’esprit.
La statisticienne Jessica Utts étudie de
son côté les relations statisques sur les projets de recherche en
parapsychologie menées par la CIA dans les années 1970.
Nous voyons donc que le sujet du
paranormal ne se confine plus simplement à des citoyens lambda, mais également
aux scientifiques primés qui cherchent une explication à ces phénomènes qui
sont pour le moment dénigrés par la science.
V) Conclusion
Répondre à la
question du pourquoi des gens très instruits croient aux phénomènes paranormaux
n’est pas chose aisée. Nous avons démontré statistiquement que l’instruction
n’est pas un facteur déterminant dans les croyances de chacun mais relève plus
de la psychologie et de la culture que chacun à intériorisé.
De plus nous devons ajouter que le
contexte économique et social peut aussi influencer sur la perception des
phénomènes non expliqués, qui il faut l’avouer demeurent pour certains encore
des mystères. Cela entretient donc des mythes et des croyances, qui individuelles
à l’origine, sont devenues collectives avec le temps.
Néanmoins pour reprendre Boudon sur la
rationnalité et son postulat, il faut analyser les croyances des phénomènes
paranormaux avec sérieux et rationnalité. Sinon on se heurte à des préjugés qui
finalement n’ont rien à envier aux formules magiques et autres doctrines
religieuses ou sectaires.
Pour terminer ce travail il est important
de se poser une question et d’ouvrir la réflexion. Est-il plus absurde de
croire aux OVNI ou en Dieu ?
Nous avons à faire à un dilemme de
conscience puisque scientifiquement la présence extra-terrestre est plus
plausible d’un point de vue rationnel, du moins dans ma rationnalité, que
l’existence d’un être supérieur. Et puis au moins avec le premier on peut se prêter
à rêver de conquête spatiale, de science fiction et de grands horizons, sans
blesser les convictions de chacun, comme nous le voyons bien trop souvent dans
notre actualité. Alors la classe sociale détermine t-elle la perception de nos
croyance ? Croire, rêver et espèrer, n’est-ce pas le rêve de chaque
enfants qui sommeille en nous ?
VI) Bibliographie
Article scientifique
Utts, Jessica, et Josephson, Brian, prix Nobel de
Physique, Le paranormal : Preuves et implication. Publié dans le Times en
1996 et téléchargé sur le site internet : http://www.metapsychique.org
Monographies
Von Daniken, Erich, Présence des
extra-terrestres, Bibliothèque des Grandes Enigmes, Paris, 1968.
Sites
internet
Site du CNES (centre national des études
spatiales) en France concernant la récente ouverture des archives du
GEIPAN :
Site pour la définition du modèle
sociopsychologique :
Tableau statistique issu des archives du site de
la SOFRES :
Autres
Notes de cours concernant Raymond Boudon ainsi que
les cours de Terminal ES chapitre « Emile Durkheim ».